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La mode et le style selon Pierre Guénard chanteur du groupe Radio Elvis

Pierre Guénard

Ce que j’aime énormément dans mon métier c’est la possibilité de rencontrer des artistes, des personnalités, des talents et d’échanger avec eux. J’ai décidé de partager avec vous ces petits moments, pas une interview (je ne suis absolument pas journaliste), mais plutôt une conversation avec un artiste que j'aime pour parler amicalement de son rapport à la mode aux vêtements et bien sûr aux souliers et le découvrir peut-être d’une autre manière.

Le premier interviewé qui s’est prêté gentiment au jeu est Pierre Guénard.

 

Philippe Zorzetto : Pour mon premier rendez-vous La Mode & Moi, je suis très heureux de recevoir Pierre le chanteur du groupe Radio Elvis. Nous allons parler avec Pierre de mode, de souliers, de style et peut-être même de liberté. Bonjour Pierre, est-ce que tu peux te présenter en quelques mots ?

Pierre : De manière très factuelle, je m’appelle Pierre et je suis le chanteur du groupe Radio Elvis depuis 6 ans.

PZ : Radio Elvis, pourquoi ce nom ?

Pierre : ça remonte à un peu plus longtemps quand je suis arrivé à Paris, je voulais faire de la musique, j’avais plein de rêves en tête, je venais des Deux-Sèvres, avec l’idée - en toute humilité - de devenir Jacques Brel. J’avais trouvé assez rapidement un squat artistique dans le 10ème arrondissement où on m’a proposé tout de suite de jouer une fois par mois dans ce lieu et de pouvoir m’exprimer comme je voulais. J’ai dit oui en faisant croire que j’avais déjà des chansons, un nom de scène… J’ai dû trouver un nom de scène assez rapidement. Radio Elvis sont les deux premiers mots qui me sont venus quand j’ai pris ma guitare pour composer ma première chanson, et je me suis dit Radio Elvis c’est un bon nom de scène. Je me disais que rien ne pourrait jamais ressembler à ce nom là, parce que c’était assez original. Et finalement je me suis trompé parce que quelques années plus tard est apparu Romeo Elvis. (rires)

PZ : Donc vous êtes 3 dans le groupe et vous vous êtes rencontrés dans cette résidence, c’est bien ça ?

Pierre : Non, moi j’ai commencé tout seul pendant 3-4 ans puis après Colin le batteur m’a rejoint. Et puis Colin m’a présenté Manu et le groupe s’est formé comme ça autour du premier “op” en 2013.

PZ : Comment s’organise ta journée quand tu travailles sur un album ?

Pierre : Travailler sur un album c’est un vaste programme en plusieurs étapes. Quand on est en enregistrement d’album, la journée s’organise de manière assez simple, on rentre en studio à 9h du matin et on en ressort très tard le soir. En dehors de ça, pour l’écriture de l’album, c’est surtout un peu comme un photographe, je pense, j’en parlais pendant un temps avec un photographe qui me disait que c'était un peu la pêche, il allait dans la rue il attendait que les choses se passent, et je crois qu'écrire un album c’est un peu la même chose. Je me laisse un peu de temps. On compose la musique tous les 3. Chacun de notre côté, ensemble et pour les textes il y a plusieurs méthodes, parfois j’ai des périodes où je vais me mettre à ma table tous les matins et je vais faire 3-4 heures d’écriture d’affilé et sinon je me force un peu, j’essaye de m’astreindre, et puis il y a plein d’autres périodes qui sont beaucoup plus contemplatives où là je marche beaucoup dans Paris et je suis plus dans la stratégie du promeneur.

PZ : On va parler un peu de mode maintenant, tu fais attention à ton look, parle-moi un peu de ton rapport à la mode.

Pierre : ça a toujours été un peu particulier pour moi parce que depuis tout petit j’ai un lien aux vêtements, pour moi les vêtements donnent une force spirituelle (rires), c’est à dire que les vêtements font qui je suis en fonction de la période, en fonction du style, en fonction des couleurs, de ce que ça raconte. Je ne sais pas pourquoi, j’y ai toujours attaché une importance assez capitale

PZ : Ton look a beaucoup évolué au fil du temps ?

Pierre : Oui oui, beaucoup beaucoup.

PZ : T’as eu des moments de recherche ?

Pierre : (rires) Des moments très très douteux. En fait c’est compliqué de savoir s’habiller, c’est compliqué de faire la différence entre ce qu’on aime et ce qui nous va. Et j’ai longtemps confondu les deux, donc j’ai souvent mis des choses que j’adorais et qui ne m’allaient pas du tout. J’ai eu ma période Jim Morrison et par exemple tout le monde ne peut pas s’habiller comme Jim Morrison (rires) et moi je fais partie de ces personnes qui ne peuvent pas s’habiller comme lui.

PZ : Et comment tu définis ton style alors ?

Pierre : Je ne définis pas mon style, c’est un truc assez hybride et changeant en fonction des journées. C’est assez rare de l’avoir mais une journée par an on arrive à l’avoir, c’est se laisser vivre et porter les choses qui nous tombent sous la main et les mettre comme ça et être beau avec parce qu'on se laisse vivre dedans, c’est pas trop calculé.

PZ : Ton look est différent à la ville et sur scène ou c’est la même chose ?

Pierre : ça dépend, parfois c’est la même chose et parfois c’est différent. Quand c’est trop différent souvent c’est trop calculé et ça marche pas, il faut pas trop calculé je crois.

PZ : Et le Fashion faux-pas, cela existe pour toi ?

Pierre : Ben non, à partir du moment où on se laisse vivre, je crois que l’on peut se permettre de mettre tout ce qu’on veut si c’est bien assumé et bien porté, je crois que ça peut marcher.

PZ : Donc tu n’as jamais eu de Fashion faux-pas ?

Pierre : (rires) Si parce que je le portais pas bien. 

PZ : Est-ce que tu te souviens de la première paire de souliers que tu as achetée, la vraie paire de souliers j’entends ?

Pierre : La vraie paire de souliers que j’ai achetée, c’était au début de Radio Elvis avec mes premiers sous gagnés avec la musique. Avec des sommes plus importantes que ce que je gagnais habituellement, je suis allé à l’époque chez 7ème Largeur et je me suis acheté une paire de chaussures montantes.

PZ : Tu es plutôt achat réfléchi ou achat compulsif ?

Pierre : un peu les deux. Mais quand c’est compulsif, je culpabilise énormément après.

PZ : Il ne faut pas culpabiliser (rires). J’ai déjà la réponse mais tu es plutôt basket, boots, richelieu, derbies ?

Pierre : J’aime tout. J’adore les boots et les richelieu

PZ : T’as une paire de souliers fétiche que tu mets sur scène ?

Pierre : ça va faire un peu fayot mais j’ai une paire de Zorzetto qui font 13/70 avec les talons hauts et je les mets beaucoup sur scène.

PZ : Et tu te sens à l’aise et confortable ?

Pierre : c’est pas les plus simples pour jouer parce qu’il y a des talons assez hauts et du coup c’est pas évident pour la guitare mais c’est celles que je préfère pour ce que ça raconte déjà, pour toute l’imagerie Rock que ça comporte et puis parce que ça fait une silhouette que j’aime beaucoup.

PZ : Et est-ce que tu entretiens tes souliers ou pas du tout ?

Pierre : Beaucoup

PZ : C'est-à-dire ?

Pierre : Je peux passer énormément à aligner mes chaussures, je les nettoie après je les brosse, je les cire. J’adore prendre du temps à cirer les coutures

PZ : (aux auditeurs) Alors, quand vous avez besoin de conseils, vous allez voir directement Pierre (rires) pour l’entretien de vos souliers.

PZ : Et tu as combien de paires en tout ?

Pierre : Je crois que j’en ai 6 ou 7, c’est pas complètement fou.

PZ : c’est très raisonnable. As-tu un conseil à donner pour être bien dans ses pompes

Pierre : Les entretenir et d’être spontané

PZ : Merci beaucoup Pierre, on se retrouve très bientôt

 

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